récepteurs couplés aux protéines G du système rénine-angiotensine: nouveau cibles contre le cancer du sein?

Le RAS est un système endocrinien qui joue un rôle central dans la physiologie cardiovasculaire et rénale par la régulation de la pression artérielle et de l’équilibre sodique. RAS dérégulé peut contribuer à la pathogenèse comme l’athérosclérose, la maladie ischémique, l’hypertension et l’insuffisance cardiaque.Les effets physiologiques du SRA sont médiés par des peptides bioactifs de l’angiotensine générés par des cascades enzymatiques et libérés dans la circulation systémique ainsi que localement dans divers tissus (Crowley et Coffman, 2012). Le “ classique RAS ” produit l’octapeptide AngII par clivage d’AngI inactif par l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE), alors que l’axe RAS alternatif “ ” (Santos et al., 2013) produit Ang1 & 7 par clivage ultérieur d’AngII par l’homologue ACE ACE2 (figure ​ figure 11). Tous les peptides angiotensine se lient aux GPCR, à savoir les récepteurs AT1 et AT2 pour les récepteurs AngII et Mas pour Ang (1 – 7), mais activent des voies de signalisation distinctes conduisant à des effets cellulaires différents et souvent opposés (Figure11). Il est généralement admis que l’axe ACE / AngII / AT1 classique favorise la plupart des actions RAS sur les fonctions cardiovasculaires, rénales et cérébrales, et que ces effets sont contrecarrés par l’activation du récepteur AT2 (Porrello et al., 2009; McCarthy et al. al., 2013) et par le “ protecteur ” ACE2 / Ang (1 – 7) / Axe Mas (Santos et al., 2013) .Figure 1 Représentation schématique des voies classiques et alternatives du système rénine-angiotensine (RAS). Les agonistes et les antagonistes disponibles sont indiqués pour chaque récepteur couplé à la protéine G de l’angiotensine (GPCR): AT1, AT2 et Mas. Les ARB disponibles (récepteurs AT1 … Au-delà des fonctions cardiovasculaires, plusieurs études ont mis en évidence le rôle des composants RAS dans les tumeurs solides, y compris les tumeurs mammaires (voir George et al., 2010). Dans le monde entier, la survenue de métastases à distance est un événement critique qui limite la survie des patients.Tandis que les thérapies moléculaires ciblées ont considérablement amélioré la prise en charge des tumeurs mammaires primitives, elles demeurent peu efficaces pour le traitement des métastases. la progression du cancer du sein est donc essentielle pour le développement futur de nouvelles stratégies thérapeutiques.Le ciblage des RCPG est particulièrement intéressant en raison de la disponibilité d’agonistes et d’antagonistes spécifiques des récepteurs.En outre, leur localisation en surface cellulaire les rend aptes au blocage par des anticorps humanisés, un stratégie développée avec succès pour les tumeurs mammaires HER2 + avec le trastuzumab (Hercept dans ®). Fait intéressant, la plupart des composants du SRA sont exprimés localement dans les tumeurs du sein et dans le microenvironnement (macrophages et cellules vasculaires, Inwang et al., 1997, De Paepe et al., 2001, Tahmasebi et al., 2006, Herr et al., 2008). (George et al., 2010) soulignant les récepteurs de l’angiotensine comme cibles potentielles dans le cancer du sein.Dans cette revue, nous résumons les connaissances actuelles sur les récepteurs de l’angiotensine (AT1, AT2 et Mas) dans le cancer du sein, et discuter de l’utilisation potentielle du récepteur de l’angiotensine agonistes et antagonistes de la malignité.